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Pour ceux qui n'ont pu assister en personne à la cérémonie des voeux qui s'est déroulée ce samedi 20 janvier à l'Auberge du Triandou, voici le discours du maire, Jacqueline Dupenloup.

"Avant de vous souhaiter une bonne année 2018 au nom de la municipalité, je voudrais tout d’abord avoir une énorme pensée pour tous ceux qui nous ont quittés au cours de l’année 2017, particulièrement éprouvante pour plusieurs familles de notre commune, jusqu’au dernier jour, et encore en ce mois de janvier hélas. Une pensée pour ceux qui étaient là, l’an passé, avec nous. Cette pensée va aussi, bien sincèrement, vers ceux qui, dans notre commune, dans notre vallée des Villards, se battent avec courage contre la maladie et la souffrance. C’est là, quand on voit nos concitoyens confrontés à de tels soucis, qu’on prend particulièrement la dimension, pour une commune comme la nôtre, commune de montagne, assez isolée, de l’importance de garder nos services aux habitants.

Je voudrais donc remercier nos deux agents territoriaux : Chantal Frasse-Sombet, agent administratif, qui agit toujours avec une grande réactivité et sur qui on peut parfaitement compter en cas de coup dur. Johnny Unger, agent technique, qui n’a pas compté ses efforts depuis le début de cet hiver tôt commencé.

Vous savez que dans le cadre d’un groupement de commandes avec St Colomban, le déneigement est assuré par trois entreprises locales : Eric Darves-Blanc, qui conduit le Holder venant de l’ancienne CCVG, Joris Bonnivard, sur le tracteur de l’ancienne CCVG aussi, et Serge Darves-Blanc, avec son matériel. Merci à eux et à leur parfaite connaissance du terrain. Johnny a pour tâche le déneigement à la fraise à main des bouches à incendie prioritairement, des containers, des chemins communaux si le Holder ne peut y passer, et des accès aux maisons des personnes âgées ou malades. Nous avions, depuis plusieurs années, perdu l’habitude d’avoir un véritable hiver. Nous retrouvons semble-t-il, en 2017-2018, une vraie saison. Alors il nous faut ré apprendre certains jours la patience, car on ne peut enlever la neige avant qu’elle soit tombée, il nous faut ré apprendre à donner un coup de main à son voisin fatigué (ou plutôt un coup de pelle) et savoir que pour la commune, certains jours, la priorité est toujours à assurer une ouverture des voiries permettant d’éviter le blocage, et la desserte des habitants les plus fragiles.

Oui, nous avons un véritable hiver, avec des alternances pluie-neige, refroidissement / radoucissement, particulièrement éprouvantes pour nos voiries. Il faudra voir au printemps comment tout cela se stabilise, mais il est probable que des travaux seront à programmer, plus importants et coûteux que les entretiens pour lesquels nous avions consulté des entreprises à l’automne.

Nous avons également de gros dégâts sur les pistes rurales ou forestières, celles que nous avons pu jusque-là visiter : celle conduisant au Pont du Bouchet et celle conduisant au Monthyon. Celle conduisant au Pont du Bouchet relève essentiellement d’EDF, avec qui nous avons une convention d’usage pour l’accès à ses installations, et de SHEMA, anciennement FHYM, qui l’utilise également pour l’accès à la micro-centrale. Celle conduisant au Monthyon intéresse plusieurs partenaires, et les deux communes de St Etienne de Cuines et de St Alban vont poser des dossiers d’aide aux nécessaires réparations.

Nous vous demandons impérativement de respecter l’arrêté municipal, pris le 17 janvier 2018, en accord avec M. le Maire de St Etienne de Cuines et l’ONF, qui interdit la circulation sur la piste de la forêt du Nant. Nous voulons éviter d’aggraver les détériorations, nous voulons éviter aussi que des ornières ne se creusent, dans lesquelles ensuite l’eau de fonte fera des torrents, susceptibles de s’orienter vers le secteur sensible du 1er Villard. Des traces sont déjà marquées jusqu’au chalet de Saprovon dans la neige, et cela pose aussi des problèmes de sécurité.

Le ravin du Crey Blanc a connu une nouvelle zone d’arrachement, que le service de restauration des terrains en montagne met directement en rapport avec la tempête Eleanore, qui a entraîné un « Fort cumul de précipitations avec limite pluie-neige qui s’est élevée vers 2500m, entrainant une fonte rapide de la neige, une alimentation importante et continue des cours d’eau, une saturation des sols en eau. » Le rapport du RTM indique   « A noter que la commune avait coupé les arbres présents dans la griffe d’arrachement en 2017 sinon il y aurait eu une risque de débordement sur la RD à cause de l’obstruction de l’un des 3 ponts ». Nous avons rendez-vous début février avec le service RTM, afin de faire le point de la situation, et nous avons avec eux alerté le département. Il est probable que de nouveaux travaux à moyen et long termes seront nécessaires. On touche là cette année du doigt la précarité de cette zone, sous le 1er Villard, en cas d’événement météo majeur, et on remarque bien sûr que les conditions météo de ce début janvier 2018 ressemblent à s’y méprendre à celles de 1955, année qui a vu naître le ravin. Une nouvelle poche d’écoulement a d’ailleurs coupé une après-midi la route départementale 927 E, et là aussi nous alertons le département sur la nécessité d’entreprendre des travaux afin de sécuriser ce passage, qui n’a sans doute pas fini de bouger cet hiver.

Comme vous le voyez, les soucis ne manquent pas, je suis navrée de ces touches un peu sombres en ce début d’année. Je peux seulement vous assurer que vous pourrez compter sur nous pour que nous nous en occupions du mieux possible et que notre commune puisse être aidée car elle ne peut supporter seule les conséquences de ces calamités.

Dans le genre souci, je vais bien sûr vous parler de la téléphonie et des connexions internet. En tout premier, ce qu’on appelle le téléphone fixe. Au Planchamp comme au Premier Villard, des abonnés sont restés quelques jours sans téléphone, le record étant détenu au Premier Villard, où nous totalisons jusqu’à 15 jours de coupure.

A force de multiplier quand même les démarches pour comprendre le pourquoi du comment, j’en arrive à deux conclusions. Il n’y a plus de service public de télécommunications. Le responsable de l’opérateur historique, Orange, nous l’a expliqué clairement : nous ne sommes plus service public, nous n’avons pas d’obligation d’entretien et d’élagage. Il faut donc attendre que les communications soient coupées pour voir intervenir quelqu’un afin d’enlever les troncs couchés sur les câbles. Là encore, il est de mon devoir de maire de vous demander, si vous avez connaissance d’un tel problème sur une de vos parcelles, d’élaguer ou de faire élaguer. Mais je sais, pour le vivre d’ailleurs personnellement, que dans la réalité c’est souvent difficile, les arbres ayant pris le dessus ; je sais aussi que les propriétaires sont souvent loin ou mal outillés, et même parfois inconnus. J’espère que la loi Chassaigne, qui visait à rétablir l’obligation d’élagage pour l’opérateur, va entrer en application. Ensuite, l’opérateur historique fait travailler des sous-traitants. Mais la coordination entre chacun d’entre eux, nombre d’entre vous ont pu le constater, est défaillante.

 J’ai alerté –et je suis bien sûr loin d’être le seul maire à l’avoir fait- nos conseillers départementaux et notre député de cet état de fait que connaissent nombre de communes de montagne. Tout comme j’ai alerté à plusieurs niveaux sur la nécessité de débloquer la situation en matière de connexion internet. Bien sûr, pour nous autres qui avons dépassé un certain âge, cette question paraît un peu secondaire et on se demande s’il faut y attacher autant d’importance. Ma conviction est qu’il le faut. Toutes, absolument toutes les démarches administratives, fiscales, financières, vont passer par cette voie. Nous comprenons la difficulté posée aux artisans ou éleveurs de la vallée, qui doivent donc faire leurs déclarations et bilans par électronique, à ceux qui voudraient travailler ici en télétravail, à ceux qui souhaitent accueillir des touristes qui, tout en aspirant au calme, veulent rester connectés. C’est une évolution sociale qui n’est pas de notre fait, mais que nous devons suivre pour garder dans la commune le plus possible de fenêtres éclairées, en toute saison.

Quelles sont les perspectives ? au niveau départemental la perspective d’installer la fibre optique dans des zones comme les nôtres a reculé de plusieurs années suite à des soubresauts autour de la DSP. Suite à toutes les démarches que la municipalité a pu mener cette année 2017 avec l’aide active de personnes personnellement concernées, orange promet pour juillet 2018 une amélioration du faisceau hertzien aujourd’hui saturé. Par ailleurs l’activation de la 4 G sur le relais de l’Ormet doit être mise à l’ordre du jour. Il n’est pas exclu que nous en appelions en 2018 à l’intervention des habitants pour insister afin que tout cela se concrétise. Il est certain par ailleurs que la question doit être considérée à l’échelle d’un territoire plus large que notre seule commune, et je l’ai bien portée au niveau communautaire. Je souhaite vous dire par ailleurs que nous pouvons aider concrètement ceux d’entre vous qui auraient besoin d’une connexion avec l’accès wifi en mairie. Cela peut prendre un tout petit peu de temps à notre secrétaire de mairie ou à moi-même, mais contrairement à Orange, je considère qu’une mairie est un service public et que nous sommes là pour répondre à vos besoins, autant que faire se peut.

Deux mots sur le contexte budgétaire qui percute les communes. Nous n’avons reçu en 2017 ni dotation globale de fonctionnement (elle était de … en 2012) ni dotation rurale de solidarité (de … en 2012). Qu’avons-nous pu réaliser en 2017 ? de la voirie, bien sûr, c’est un investissement permanent, avec la réalisation du chemin du Bessay après celle du parking, la mise au propre et le revêtement bi couche du chemin et de la placette du Pied des Voûtes, la réfection de l’enrobé entre le Frêne et le Bessay, quelques réparations sur certains chemins ruraux, comme le chemin des Moulins dont un gros arbre avait emporté une partie. Nous avons enfin éclairci l’entrée du village avec la démolition de l’abri-poubelle en « béton pourri ». Comme le mentionne le rapport du RTM, nous avons élagué les arbres du ravin du Crey-Blanc, réparé la conduite d’évacuation d’eau qui termine la cunette d’évacuation en partie sommitale et repris celle qui évacue l’eau au croisement Replat - Monthyon.

Mais je voudrais aussi détailler un autre aspect : il nous parait important que des temps conviviaux réunissent de temps à autre les habitants de notre commune. Alors merci à Marc qui assure toujours avec talent le succès des apéritifs des diverses cérémonies. Merci aux bénévoles qui nous offrent l’occasion de nous retrouver, et félicitons-nous du succès qu’ont rencontré les quelques animations estivales tenues dans notre mairie, la belle soirée Echappées Blanches par exemple. Nous avons eu aussi un drôle de temps convivial au Col du Glandon en septembre, autour d’un feu, pour alerter les pouvoirs et l’opinion publique sur les problèmes que nous cause la prédation des loups. Merci à l’ACCA de St Alban, qui, avec celle de St Colomban et quelques éleveurs, nous a ensuite réunis autour d’un bon repas à la salle des Fêtes de St Colomban. Nous aurons encore à agir sur ce dossier de la prédation car le plan loup 2018 – 2023 qui va sortir ne comporte pas d’avancées, mais des reculs.

Pour l’été 2018 en revanche, les temps de rencontre à St Alban même devraient être plus rares. Notre mairie en effet devrait être en travaux, afin de descendre au rez-de-chaussée la salle de conseil et de placer les bureaux en partie sud, et de réaliser à l’étage deux gites communaux qui permettront au chef-lieu de proposer à nouveau un accueil aux vacanciers et randonneurs.

Ce projet d’un montant HT de 661 373 € bénéficiera de 56,48 % de subventions. L’appel d’offres en direction des entreprises doit être publié ce lundi 22 janvier, les travaux débutés début mai pour se terminer si tout va bien en janvier 2019.

Enfin, nous avons validé la réponse à l’appel d’offres gouvernementale pour la petite hydro électricité, avec la création d’une société d’économie mixte pour la création d’une microcentrale sur le torrent du Merlet. Un certain nombre d’entre vous ayant exprimé leur désaccord, nous avons examiné attentivement leur argumentaire, qui n’a pas convaincu la majorité du conseil municipal, et une réponse a été apportée à tous ceux dont nous avons pu trouver l’adresse. Cette réponse sera disponible sur le site de la commune et affichée avec le compte rendu du dernier conseil municipal.

Voilà l’essentiel de mon propos. Je n’oublierai pas de vous demander de bien vouloir excuser l’absence de Nicole Roche, retenue loin de nous pour raison familiale. Comme l’an passé, je voudrais terminer en remerciant aussi les conseillers municipaux de leur présence assidue aux réunions de travail et conseil municipal, ainsi que nos personnels de l’école intercommunale, tout-à-fait remarquables et dévoués. Et vous renouveler, de tout cœur et au nom de l’équipe municipale, mes vœux les plus sincères."

      

   

 

 

 

 

Comme il est de tradition en ce début d'année, nous vous attendons nombreux ce samedi 20 janvier 2018 à 11 h 00 à l'Auberge du Triandou pour la cérémonie des voeux !

 

La commune de Saint-Alban-des-Villards a appris avec une grande tristesse le décès brutal d’Albert Cartier le 31 décembre 2017. Il était âgé de 77 ans, il fut adjoint au maire de 1977 à 1983, conseiller municipal de 1989 à 1995, adjoint au maire de 1995 à 1997. Il était un membre actif du C.C.A.S. et un bénévole infatigable pour toutes les manifestations villarinches. Sa disparition soudaine laisse un grand vide… La sépulture a eu lieu dans l’intimité familiale.

Ci après le texte lu par Madame le Maire lors de l'hommage public rendu le vendredi 12 janvier à Albert Cartier.

"Il s’appelait Albert. On disait : Bébert, et chacun avait tout de suite aux yeux son image. Né le 11 novembre 1940 à St Alban, il était fils d’Yvonne Quézel-Ambrunaz et de Léon Cartier qui s’étaient mariés le 5 juin 1937, petit-fils de Dominique et Joséphine Quézel-Ambrunaz, du chef-lieu, et d’Alexis et Catherine Cartier, du Bouchet.

Albert, Bébert, il était de Saint-Alban-des-Villards, il était d’ici. On pourrait dire, il était Saint-Alban-des-Villards, il était ici, et ceux qui vivent sans jamais oublier le pays, où qu’ils soient, le savaient.  C’était celui à qui on laissait en confiance la clé de sa maison, parce qu’on était sûr qu’il saurait tout signaler, le volet mal accroché, la fuite d’eau insolite, la tuile arrachée. C’était celui qui arrosait les fleurs des absents, celui qui nourrissait les oiseaux du chef-lieu, celui qui venait nous rappeler à nos devoirs, à la mairie : « mais vous n’avez pas encore remis l’eau aux fontaines ? les randonneurs ont soif ». En riant un peu, je lui avais dit un jour : « Bébert, tu es notre conscience ». Il avait grommelé, comme il faisait, mais je lui avais dit que c’était vrai et j’espère qu’il m’avait crue. Homme discret et modeste, il a souhaité partir sur la pointe des pieds. Il s’est éteint d’un coup, sur ses skis et devant les montagnes de sa vallée. Il s’est éteint, sans dire autre chose à Martine qui le suivait que : « la neige est trop dure aujourd’hui ».   Sa nièce, sa sœur, ont conduit ses cendres au petit columbarium de notre commune, comme il l’avait demandé. Et parce que c’était trop difficile pour nous tous de ne plus le voir d’un coup, de ne plus l’entendre d’un coup, nous avons souhaité cette petite cérémonie toute simple, pour lui rendre hommage et le laisser présent.

Albert Cartier était ancien combattant. Il a fait partie des appelés d’Algérie. Parti à un peu moins de 21 ans, en janvier 1961, il est revenu en octobre 1962. Ces 20 mois au 6ème bataillon de chasseurs alpins ont pesé lourd, même s’il en parlait très peu. L’attachement qu’il avait à la section des anciens combattants de la vallée des Villards, la gestion bénévole et scrupuleuse qu’il faisait de sa trésorerie, l’amitié qui le liait à son président Gilbert, prouvent à l’évidence combien ce morceau de sa vie l’avait marqué.  

Revenu, il s’était vite impliqué dans la vie publique et associative de la commune de Saint-Alban et de la vallée des Villards.

Il fait un premier mandat de conseiller municipal, Jules Darves étant maire, de 1965 à 1971. J’ai le grand regret de l’avoir redécouvert en feuilletant les pages des registres cette semaine, et de ne pas l’avoir noté dans la petite annonce que notre commune a fait paraître dans le Dauphiné Libéré. C’était une autre époque, une époque où, par exemple, la commune n’était pas desservie par la télévision et demandait « la participation financière du département pour les communes situées en zone d’ombre ». Elle demandait également, par exemple, le classement du chemin de l’embranchement du 1er Villard à l’entrée de St Colomban en voirie départementale, demande à demi-satisfaite.

En 1968, Albert devient membre du conseil d’administration de l’ACCA nouvellement créée après la loi Verdeille de 1966, puis prend la responsabilité de sa trésorerie de 1974 à 1987. Il aimait courir le pays pour la chasse, pestant parfois d’être resté au poste pour rien, mais y retournant toujours, jusqu’à il y a un ou deux ans seulement.

De mars 1977 à mars 1983 il est élu 1er adjoint de Maurice Chabrier. S’engagent alors en particulier les travaux de mise en sécurité du hameau du 1er Villard, qui, je cite, « risque d’être coupé en deux par le ravin du Crey-Blanc ». Mais s’engagent aussi l’installation de postes téléphoniques au 1er villard, au Planchamp et au Frêne, celle de la 2ème chaine de télévision, le projet d’aménagement d’un gîte communal dans la mairie école, le renforcement du réseau d’eau potable, et sur le plan intercommunal la création du SIVAV, dont Albert fut le 1er délégué pour la commune. Nous savons combien il était attentif à tout, combien il était présent, pour les grandes et petites choses, pour tout ce qui fait la vie d’une commune, nous savons combien il a donné de temps et d’énergie pour élaborer les projets et suivre les chantiers.

Il est élu au conseil municipal, pour la 3ème fois, en 1989. Là encore, c’est à un travail conséquent qu’il va participer : création ou élargissement de voiries, au 1er Villard, au Frêne, au Planchamp, au Bessay, restauration de l’église, création du district de la Vallée des Villards et du syndicat intercommunal à vocation multiple du canton de La Chambre, mise en place de réseaux d’assainissement, piste forestière pour desservir la forêt communale, ouverture du gite des Jouvières, réhabilitation de la mairie elle-même…

Réélu en 1995, il ne terminera pas le mandat, et nous savons que sa démission en 1997 fut un épisode difficile pour cet élu intègre, qui souhaitait tenir ses engagements ; épisode qui le conduisit à ne plus se présenter aux élections municipales, mais à s’impliquer encore davantage dans le bénévolat associatif, répondant présent à chaque sollicitation qui pouvait mettre en valeur notre commune, notre vallée et créer du lien entre nous tous.

Depuis 2014, il avait accepté d’être membre du CCAS et c’était une aide efficace et toujours présente.

De lui, notre commune gardera le souvenir d’un homme lucide et droit, un homme qui lui était passionnément attaché, mais qui savait ouvrir son esprit aux autres et à d’autres horizons, être accueillant.

Je ne sais pas, Bébert, si tu aurais accepté cet hommage-là ou si tu aurais bougonné. Et je ne le saurai jamais. Je pense que tu aurais quand même accepté d’entendre combien nous sommes tristes, ici, de ne plus te voir aller et venir devant ta maison si bien restaurée, de ne plus échanger les quelques mots du bonjour quotidien, de ne plus nous faire gronder quelque matin « vous avez laissé la lampe d’en haut allumée… »… combien nous sommes malheureux d’avoir perdu d’un coup notre veilleur des Villards.

Tu aurais accepté d’entendre les mots de Max, depuis l’Espagne :

Tristesse infinie. Présence tellement forte d'Albert Cartier. Une présence constante, fidèle, Une honnêteté et une sincérité de tous les instants. Je me souviens de ta maman, Albert, je me souviens de toi, Albert, et comme les autres, je pleure et tu nous manques. Max.

Tu aurais accepté ceux de Monique et Jean-Luc : « Nous sommes très tristes du départ de notre Bébert. Il était si présent, si attentionné. Il nous manquera. Il nous manque déjà beaucoup.
Ses petits passages réguliers à la maison et ses conseils ont largement contribué à nous faire aimer les Villards. Très attristés de ne pas avoir pu lui dire au revoir, nous aurions aimé nous joindre à vous vendredi. Nous vous chargeons de transmettre à la famille nos sincères condoléances. »

Tu aurais accepté ceux de Christine, fille d’Edmond : « Je viens d’apprendre le décès brutal de Bébert. Quelle tristesse Jacqueline… je pense que le pays entier la ressent profondément. J’ai beaucoup de peine ».

Et puis tu aurais accepté sans doute que je te dise, Bébert, que c’est pour des gens comme toi, avec des gens comme toi, que le pays va continuer coûte que coûte, qu’on va s’accrocher, essayer de le rendre agréable au présent et de lui donner un avenir, même si c’est bien difficile, mais comme tu le voulais et comme tu y as travaillé."


Plusieurs événements sismiques, souvent de magnitude inférieure à 2, ont été enregistrés dans le secteur de La Chambre ces dernières semaines.  Le réseau Sismalp (sismalp.osug.fr) évoque un "essaim" de 139 secousses en 60 jours, dont plusieurs ont été ressenties. Aucun dégât n’est cependant à signaler. La plus forte secousse tellurique a été classée à la magnitude 3,66, et a situé son épicentre à 5 km de profondeur, sur le territoire de la commune de Montgellafrey. Ci-après le rappel de quelques consignes en cas de séisme


 

D’abord à St Colomban puis ensuite à St Alban, la population de la vallée des Villards s’est déplacée en nombre pour commémorer l’Armistice de 1918 qui mit fin aux combats de la Première Guerre mondiale. Ce conflit qui a causé d'énormes dégâts, mobilisé 60 millions de soldats, fait 10 millions de morts et 20 millions de  blessés est source de bouleversants témoignages. Ainsi Jacqueline Dupenloup, maire de St Alban des Villards, a évoqué les soldats de la commune inscrits pour l’année 2017 sur le monument aux morts. Des écrits ont été retrouvés, relatant des conditions de vie inhumaine, où transparaissaient l’angoisse d’hommes jeunes, trop jeunes et qui pour certains, déjà en charge d’une famille, s’inquiétaient pour leurs enfants. En ce jour, les écoliers villarins, les élus, les pompiers et les gendarmes, les musiciens de l’Echo des Montagnes, les anciens combattants et la population se sont rassemblés pour que le souvenir demeure et que ces sacrifices humains n’aient pas été vains et que, malgré le temps qui passe, la mémoire se perpétue.

      

Le monoxyde de carbone est à l’origine d’une centaine de décès par an et de plusieurs milliers d’hospitalisations et reste la première cause de mortalité par gaz toxique en France. Inodore, invisible mais mortel, il est produit lors de la combustion des combustibles organiques utilisés par les appareils de chauffage et de production d’eau chaude ou le fonctionnement des moteurs. En 2016, en Savoie, 14 personnes ont été victimes d’intoxication au monoxyde de carbone,

aucun décès n’est heureusement à déplorer.

Pour éviter les intoxications, des gestes simples :

Avant l'hiver, faites vérifier vos installations de chauffage et vos conduits de fumée par

un professionnel qualifié.

Veillez toute l'année à une bonne aération et ventilation du logement et à une bonne utilisation des appareils à combustion.

N'utilisez jamais pour vous chauffer des appareils non destinés à cet usage : cuisinière, brasero, etc.

Si vous devez installer des groupes électrogènes, placez les impérativement à l'extérieur des bâtiments.                        

En savoir plus : www.prevention-maison.fr


 

Nous sommes heureux de vous présenter le bulletin municipal de l'année 2017. Nous vous souhaitons une bonne lecture et sommes à votre écoute pour toutes suggestions d'articles, d'informations que vous souhaiteriez voir paraître...

La version papier de ce bulletin est disponible en mairie ; elle peut être déposée dans votre boîte aux lettres de St Alban des Villards, sur simple demande.

 

 

 

 Bulletin Municipal 2017

Annexe au Bulletin2017 - Projet d'Adressage

 

 

 

 

 


Rapport 2017 sur l'Eau Potable, établi selon l'article L 2224-5 du Code général des collectivités territoriales et présenté à l'Assemblée Délibérante le 6 octobre 2017.

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